Jean-Vincent Verdonnet a rejoint le cercle

Jean-Vincent Verdonnet

a rejoint le cercle

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Après Rüdiger Fischer, le passeur de l’Édition en Forêt. Après Alain Germoz (le fils de Roger Avermaete), animateur d’un Archipel de tolérance et de francophonie à Anvers. Encore un poète ami qui s’en est allé : Jean-Vincent Verdonnet – pour reprendre la formulation délicate du faire-part annonçant son décès – « s’est éteint » le 16 septembre. Il repose à Bossey, en Haute-Savoie, où il était né le 19 avril 1923. Nous nous étions rencontrés à Rodez du temps convivial de Jean Digot et nous avions sympathisé. En taiseux, lui le Savoyard, moi l’Ardennais. Malgré les distances, nous avions gardé le contact. Par lettres et courriels.

Homme de parole et de fidélité, donc de convictions, Jean-Vincent Verdonnet avait combattu dans la Résistance. Comme poète, il a aussi été un résistant et il n’a cessé d’évoquer son pays natal et ses paysages de montagnes, de villages perdus et de lenteurs paysannes. On pourrait dire que sa poésie avait pris le pas du montagnard pour accéder à des sommets d’antique sagesse.

Homme de fidélité, disions-nous. La majeure partie de l’œuvre de Jean-Vincent est parue chez Rougerie. Mais aussi fidèle en amitié : il nous a offert, en 2011, une Furtive écoute, parue en Buisson ardent. Cela se terminait par ce beau quatrain prémonitoire :

« Écrire une dernière fois

en laissant au creux de la page

la semence noire des mots

pour une moisson de lumière »

©Francis Chenot

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