Johanne Hauber-Bieth, AMOURISSIME…,

 

  • Johanne Hauber-Bieth, AMOURISSIME…, ABM-éditions (tirage de luxe 145 pages). Préface de Jacques Vievils. Illustrations réalisées par l’artiste peintre Lysiane Ketsman.

Le rythme est donné, la hauteur est portée, par cette note en prélude de la remarquable préface de Jacques Viesvil.

Ce précieux recueil « Amourissime » nous révèle toute la sensibilité à fleur de peau de Johanne Hauber-Bieth.

L’amour en son sens le plus noble du terme est la clé de voute de cet édifice poétique, avec la plus totale objectivité de conscience ; car même pour les plus belles, les plus intenses, les plus vibrantes pages de vie : « Tout commencement porte en lui sa fin. » Mais peuvent également prétendre aux plus belles promesses d’espoir.

Ce recueil recèle un espace privilégié supplémentaire, car il est placé sous le sceau des illustrations remarquablement évocatrices de Lysiane Ketsman. Chaque planche dessinée est une perle déposée sur ce chemin de poésie. Par le seul jeu de son trait précis, cette artiste rehausse et visualise la teneur du texte.

Johanne Hauber-Bieth évolue sur les métamorphoses de l’amour qui nous transforme intégralement. Forme et fond se confondent, fusionnent, atteigne une sorte de volonté de perfection, il ne nous reste plus qu’à nous laisser porter par l’imaginaire.

Un simple regard exprime souvent bien plus que la parole. Alors ici tout est dit !

La vie, l’envie, l’amour et son cri !

Il y a en nous ce profond mystère de l’amour, véritable source de l’inconnu. Mais qu’importe, la passion l’emporte et l’on s’élance à corps et à cœur perdus. Le transport est divin, tout n’est qu’allégresse comme l’exprime avec tant de sensibilité Johanne Hauber-Bieth.

Notre amie atteint et touche l’âme et le cœur, il suffit simplement de nous abandonner au fil de ses vers envoutants et raffinés. Pour nous, elle se fait joaillière, elle puise naturellement dans le cristal de ses filons variés et multiples.

Elle nous offre son expérience, par la magie du verbe elle se dénude intégralement.

Toute la musique de son cœur est là, transcrite sur la grande partition de l’amour.

Parfois cependant le mal d’amour nous surprend, alors Johanne Hauber-Bieth tente de lui restituer un gout de paradis aux nuances d’allégresse.

Chacun de ses textes s’offre à nous pareils à une petite pierre précieuse, peaufinée par une main de dentellière, ou la forme techniquement parfaite, se fait l’écrin du fond, à moins que ce ne soit l’inverse !

Il nous faut en convenir, les mots sont faibles, impuissants pour d’écrire le miracle de l’amour ! Notre poétesse y parvient presque jusqu’à la transcendance. Où est la part de vérité confrontée à celle de l’imaginaire, le rêve du réel, notre amie à su y placer son trait d’union.

Ces pages sont gorgées d’un vocabulaire riche, mais non pesant, non suffisant, au contraire, il dynamise l’intention du « dit », il situe l’émerveillement, il transcrit le sentiment.

Femme avant tout, Johanne Hauber-Bieth se veut parfois coquine, et use d’un verbe à double sens, à vous alors de décrypter sur quel plan elle se situe, dans le désir charnel ou dans l’écrit virtuel… qui sait ?

Ici grand est le besoin d’unité !

Dans ce fougueux tourbillon, Johanne Hauber-Bieth voudrait parfois inverser les rôles, devenir l’homme qui comme un fou honore sa bien aimée. Les corps fusionnent, où est l’homme où est la femme, chacun y perd son identité, jusqu’à ne plus faire qu’Un !

Amour « Unique » comme le chant des transcendances.

Nous y découvrons aussi l’importance du silence qui révèle encore plus la présence ou évoque l’absence.

Notre amie parle d’un amour qui irait au-delà même de l’Amour. Don absolu de soi, abnégation passionnelle, total altruisme, afin de glorifier encore davantage les mystères foudroyants de la vie inondée d’amour.

Pour conclure je me rapprocherai de la pertinente postface de ma consœur et amie Lucette Moreau qui voit dans cette poésie au féminin irréprochable, la forme d’une prière, les cantiques d’une action de grâce, un hymne sublimant l’Amour le tout nimbé d’une dimension charnelle et mystique.

Ne lâchez surtout pas cet ouvrage, délectez vous en jusqu’à la lie, vous y découvrirez l’ivresse, l’extase des filtres, des parfums passionnels, de l’union universelle.

Cet ouvrage est également disponible chez l’auteur : 65 rue Edouard Vaillant 92300 Levallois-Perret. PV.17€ TTC.

◊ Michel Bénard,

Lauréat de l’Académie française, Chevalier dans l’Ordre des Arts & des Lettres.

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